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Cette année, il n'y a pas de vente de brioches à l'hypermarché Leclerc de Noeux les Mines, en raison des conditions sanitaires liées à la Covid-19.

Cependant, les familles et les salariés de l'association peuvent commander des brioches qui seront livrées dans les établissements et services en novembre.

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L’Unapei a réalisé un guide intitulé « Gestion des ressources et du patrimoine des personnes handicapées ».

Organisé autour de 26 fiches présentées sous forme de questions-réponses, il comporte des informations pratiques sur les droits des personnes handicapées et le droit patrimonial : Protection juridique, Aides et allocations, Fiscalité, Immobilier, Placements financiers, Transmission du patrimoine, Rente survie, Assurance vie...

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Les structures accueillant des enfants et adultes en situation de handicap ont dû s’adapter face à l’épidémie. Il faudra encore attendre un peu pour un retour à la normale.

Par S.H. | Publié le 03/06/2020

Le déconfinement des différentes structures avance pas à pas et demande une nouvelle organisation.

L’Apei Les Papillons Blancs regroupe onze établissements et services dans l’arrondissement de Béthune, ville où se trouve le siège. Elle accompagne des enfants et adultes en situation de handicap grâce à ses 400 salariés. « On a dû fermer tous les établissements en deux jours, sauf les internats. Les foyers d’hébergement continuaient », explique Hervé Denonelle, directeur général.

Ce dernier a souhaité remercier le personnel qui n’a pas hésité à se mobiliser pour assurer la continuité du travail auprès des personnes, malgré la situation de confinement. « On parlait assez peu des professions dans le médico-social. Et je voulais tirer un coup de chapeau à nos salariés par rapport à leur faculté d’adaptation et la continuité dans les accompagnements, dans un contexte qui était très dégradé. »

Des doutes sur un retour à la normale

Concernant l’IME de Beuvry (ou au Sessad de Beuvry), « tout se faisait à distance, comme pour les écoles », souligne Martine Hermant, présidente. Mais des situations pouvaient être compliquées pour les familles. « Quand vous avez un enfant autiste à la maison, quand on lui change ses habitudes, c’est compliqué. Le retour dans les familles a pu être compliqué à gérer, je leur tire mon chapeau ».

Sur l’Esat de Labourse, les ouvriers étaient confinés chez eux. « La cuisine et la blanchisserie continuaient car elles fournissent les foyers », ajoute le directeur général. Des foyers où aucun cas de covid-19 n’a été déclaré.

L’heure est désormais au déconfinement et pour Hervé Denonelle, « on rouvre mais avec des contraintes d’espace, d’organisation, le port du masque, etc. En IME par exemple, on ne peut pas récupérer tous les enfants. » Seuls les accueils de jour n’ont pas rouvert, « peut-être dans les 15 jours qui viennent. » Un retour à la normale ? Difficile à imaginer pour Hervé Denonelle avant la fin juillet.

 

L’APEI (Association de parents d’enfants inadaptés) de l’arrondissement de Béthune, qui gère onze établissements sur le secteur, a dû s’adapter. Pendant le confinement, déjà, mais surtout à la période de déconfinement, qui se poursuit. Explications avec le directeur général Hervé Denonelle et la présidente Martine Hermant.

Stéphane Leulier | 02/06/2020

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L’APEI de Béthune gère onze établissements, accueille 820 personnes et emploie près de 400 salariés. PHOTO « LA VOIX » - LOCVDN

Lors du confinement

Mise en veille. Lors du confinement, sept établissements de l’APEI (l’IME et le SESSAD, à Beuvry, à l’ESAT de Ruitz, le SAMO de Bruay et les accueils de jour) se sont mis en veille. « Ils n’ont pas fermé », précise le directeur général, Hervé Denonelle. « Les personnes ne venaient plus sur place. Nous avons mis en place des moyens de communication avec les familles et les personnes accueillies de manière à s’assurer que tout se passait bien, soit par téléphone, soit par visio. Des idées d’activités ont été envoyées aux familles pour occuper les enfants. » Pour les services à domicile, SESSAD et SAMO, il y a eu un suivi à distance des personnes, avec moins de visites à domicile.

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Martine Hermant, présidente de l’APEI les Papillons Blancs de l’arrondissement de Béthune. PHOTO « LA VOIX » - LOCVDN

Le plus compliqué : pour l’entreprise adaptée. L’entreprise adaptée APIC a sans doute le plus souffert lors du confinement : l’activité y était partielle. « On redémarre simplement, relève le directeur général. Les salariés de l’APIC sont venus en soutien des autres établissements. »

Les foyers. Les foyers – 67 places – ont dû continuer à fonctionner sur un mode confiné, « ce qui n’a pas été simple. Pour les familles, ne plus pouvoir venir voir leurs enfants, les approcher ou les récupérer le week-end, cela n’était pas évident », pose le directeur général. Les grands parcs, offrant la possibilité de balades, ont été appréciables. Une zone a été dédiée au coronavirus. Aucun cas n’a été répertorié.

Les foyers continuant à fonctionner, les cuisines et la blanchisserie de l’ESAT ont dû également poursuivre leur activité.

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Solidarité des salariés au sein de l’APEI. Une partie des professionnels des IME et de l’ESAT est venus soutenir les équipes dans les foyers. « C’est quelque chose de remarquable, insiste le directeur général. Nos salariés qui n’étaient pas forcément habitués à travailler en foyer ont dû très rapidement s’adapter à un mode de fonctionnement qu’ils ne connaissaient pas. On a observé beaucoup d’échanges intéressants, qui n’auraient pas pu avoir lieu s’il n’y avait pas eu le coronavirus. »

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Hervé Denonelle, le directeur général de l’APEI les Papillons Blancs de l’arrondissement de Béthune. PHOTO « LA VOIX » - LOCVDN

Les difficultés. Hervé Denonelle en souligne deux. Les masques, d’abord. « Au démarrage, le port du masque n’était pas requis et nous n’en avions pas. Il a fallu accompagner nos salariés dans un mode de fonctionnement qui pouvait être questionnant même si les directives étaient de ne pas porter de masque. Nous avons fait le choix de mutualiser des commandes de masques sans attendre la dotation de nos financeurs : la protection des personnes fait aussi partie de ce qu’on doit faire. » Le directeur général évoque également « toutes les directives qui ont évolué avec des changements parfois radicaux sur des périodes très courtes. Ce n’était pas simple à expliquer et à faire comprendre aux professionnels. »

L’enjeu du déconfinement

Les foyers de l’APEI ont rouvert leurs portes le week-end dernier. La sortie du confinement se fait pas à pas, chaque établissement travaillant et adaptant les directives à son cas propre. « Le confinement, c’était le plus facile : on arrête tout, on se réorganise, pose Hervé Denonelle. Rouvrir, cela veut dire réaccueillir des personnes mais avec des contraintes qui ne permettent pas de fonctionner normalement. »

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L’APEI de Béthune gère onze établissements, accueille 820 personnes et emploie près de 400 salariés. PHOTO « LA VOIX » - LOCVDN

L’APEI accueille notamment des jeunes qui ont besoin de beaucoup toucher. « Les réaccueillir, cela veut dire protéger nos salariés parce que les jeunes vont forcément ne pas rester en place. Cela veut dire : comment nettoyer les objets utilisés, comment on gère le fait d’aller aux toilettes, le «nursing», le repas, le transport… Cela nécessite de tout repenser et de monter ensuite en puissance. Or, de l’autre côté, on a 75 % des parents qui souhaitent remettre leurs enfants dans nos structures. Il a donc fallu piloter la demande des parents et les possibilités de réouverture. » Une situation qui peut obliger l’APEI à hiérarchiser les demandes. « On ne sait pas jusqu’où on va pouvoir aller, en termes de nombre de personnes accueillies, avec ces contraintes-là. On a des plans de reprise d’activité. On va voir jusqu’où cela nous emmène alors que l’horizon n’est pas très clair. »

Une mutualisation inédite

La pandémie a imposé une certaine adaptation. Pour l’APEI, outre un profond travail sur les pratiques d’accueil, cela s’est traduit par la mutualisation des achats des protections avec les autres associations parentales du territoire. L’ESAT Cedatra Ruitz, à Labourse, a été la plaque tournante et le lieu de stockage du matériel pour l’ensemble des APEI du Pas-de-Calais. « On recevait la matière pour tout le monde, explique le directeur général. On préparait les palettes et les associations venaient chercher la leur. Les achats faits étaient faits mutuellement par toutes les associations. C’était une première pour tout le monde. » « La pandémie de Covid-19 a eu pour effet de fédérer encore plus les huit associations du département », souligne la présidente Martine Hermant.

covid19 texte

                                 

Pour les dispositions prises par l'association, cliquez sur

                                

15 mars 2020

DISPOSITIONS PRISES PAR L’ASSOCIATION

Après le passage au stade 3 et les restrictions annoncées par le Gouvernement, notre association, dans le cadre des recommandations issues de l'ARS Hauts-de-France, a pris les mesures suivantes dès le 15 mars 2020 et pour une durée indéterminée.

Esat « Cedatra » : l’accueil des travailleurs au sein des ESAT est suspendu. Les fonctionnements de la blanchisserie et de la cuisine centrale sont maintenus. Les professionnels présents se concentrent sur le maintien du lien d’accompagnement des travailleurs à leur domicile.

IME « Le Beau Marais » : l’accueil sur le site de l’établissement est suspendu. L’ensemble des professionnels est mobilisé pour assurer le suivi des jeunes et des familles actuellement à domicile.

Services à domicile (Samo, Sessad) : ils continuent de fonctionner en adaptant leurs modalités d'intervention selon chaque situation.

Les internats permanents : le foyer de vie « Saint François d’Assise », le foyer d’hébergement « Norguet », les foyers PHV et EHPA-H sont maintenus. Les sorties et visites (à l'exception de celles autorisées par nos médecins) sont interdites. Nos équipes mettent tous les moyens en œuvre pour favoriser le maintien du contact entre les personnes accueillies et leurs proches.

L’Entreprise adaptée « Apic » : est fermée.

Ces dispositions sont mises en œuvre dans le souci de prendre en compte des situations individuelles. Nous étudions, avec les familles concernées par la suspension des accueils, les alternatives possibles, incluant des accueils spécifiques lorsque les situations le requièrent.

Chaque semaine, nous contacterons par téléphone toutes les personnes ou familles dont l'accueil en établissement est suspendu, pour étudier les conséquences de ces décisions sur l'équilibre familial et le bien-être de la personne.

 

10 avril 2020

Voici ce qui a été mis en place pour assurer la continuité d’accompagnement par le SAMO :

Le SAMO maintient son accompagnement à distance

Une permanence téléphonique est assurée du lundi au vendredi, de 10h à 17h30, pour les personnes accompagnées par le service et leurs aidants.

Cette permanence est assurée par un membre de l’équipe éducative du service.

Un accueil au SAMO est également possible sur rendez-vous et permet, en cas de nécessité, d’apporter l’aide nécessaire.

Des attestations de déplacements sont mises à disposition au service et peuvent être retirées sur rdv.

 

Maintien du lien social et soutien

Chaque personne accompagnée est contactée régulièrement afin de s’assurer que le confinement se déroule bien et de répondre aux différentes questions ou besoins.

Le professionnel de permanence se tient à l’écoute des personnes et de leurs aidants afin de leur apporter la meilleure réponse possible.

En complément de l’écoute et du soutien apporté par le professionnel de permanence, une psychologue de l’association se tient également à disposition en cas de besoin.

 

Coordination de l’accompagnement

Le professionnel de permanence assure les relais nécessaires auprès des différents collaborateurs et/ou auprès de l’entourage de la personne.

Un travail en étroite collaboration avec les partenaires médicaux (médecins traitants, psychiatres, CMP, hôpitaux, ...), paramédicaux (infirmières libérales), avec les services d’aides à domicile ou encore avec les mandataires judiciaires, les structures d’hébergement (foyer logement), est réalisé.

 

14 avril 2020

Dispositif d’aide pour les familles et les personnes accompagnées par le SAJ

Les personnes accompagnées et leur famille, en cette période d’épidémie et de confinement, peuvent manifester de l’anxiété, de l’insécurité et se trouver en situation d’isolement.

Depuis le 16 mars et pour accompagner ces situations, Mme FICOT, Assistance sociale et en concertation avec notre Psychologue, Mme EHRHARD, maintient un contact régulier avec toutes les familles accompagnées.

Elle cible les personnes prioritaires car elle gère également des listes d’usagers du SAT et de l’APIC. Certaines font l’objet d’une attention particulière (maladie, troubles du comportement, famille monoparentale, vie en autonomie et vulnérabilité connue…).

Cela lui permet de repérer les personnes en souffrance, d’aider à la prise de recul et à la gestion de situations de stress. Elle prévient également de l’aggravation ou l’apparition des troubles mentaux et /ou de troubles du comportement.

A distance, elle peut être amenée à accompagner les situations traumatiques, situations de crise aigüe (décès, hospitalisation).

 Au besoin, elle recherche des solutions auprès de nos partenaires pour des situations d’urgence qui nécessiteraient une prise en charge en dehors du confinement au sein du foyer.

Mme FICOT interpelle la Psychologue sur des besoins exprimés, perçus et/ou ressentis afin qu’elle les rappelle. Prochainement, un numéro de téléphone et des créneaux horaires seront communiqués afin que chaque personne accompagnée et leurs aidants puissent appeler la Psychologue.

En complément et en concertation avec l’Assistante sociale, certains professionnels ont manifesté le besoin de maintenir le contact avec les personnes dont ils ont la référence.

 

La vie continue au foyer de vie

Durant la période de confinement, la vie continue au foyer de vie. C’est avec beaucoup de précautions que l’ensemble des professionnels et adultes profitons du très beau temps pour investir le jardin...

Foyer de vie confiné 1

Foyer de vie confiné 2